biographie du chevalier D'Antras

Publié le par pellizzari fabrice


 

Jean D'Antras de Samazan

Le dictionnaire biographique de la "Société Archéologique, Historique, Littéraire et Scientifique du Gers" souligne que Jean Antras de Samazan (1545 mort après 1615) est le "bon exemple de ces cadets de famille ayant tenté fortune dans le métier des armes".
 

 

"Marciac se relevait à peine de ses ruines et vivait depuis quelques temps sans trop d'alarmes, quand elle eut a subir une seconde agression des huguenots et redevins leur proie. Durant la période de calme qui précéda cet évènement il eut comme gouverneur un jeune Cadet de Gascogne dont le nom qui revient souvent dans nos annales, n'a pas perdu sa notoriété : Jean d'Antras. Avant d'en arriver à la seconde prise de Marciac, mes lecteurs aimeront à connaître, dans ses grandes lignes, la vie singulièrement agitée du valeureux soldat qui mit au service de la bastide tout son savoir-faire et tout son dévouement."

"Jean d'Antras naquit en 1548 de Sans d'Antras et de Serène de Canet (!)(scf. dictionnaire : 1545 Antras du Ponton et Clarmontine de La Violette). Il commença ses études au collège des Jésuites d'Auch, mais ne dû pas les pousser bien loin, car dès l'âge de quinze ans ayant entendu parler des guerres qui désolaient le royaume, il prend la résolution de se joindre aux défenseurs de la foi. Il emploie alors six écus qui constituaient toute sa fortune, à l'achat d'un "bidet" et part pour Toulouse. De là il se rend à Narbonne, s'offre au gouverneur, M. de Fourquevaux, et, sur le champ se voit enrégimenté. Un engagement avec les réformés dans les environs de Montpellier lui permet de recevoir le baptême du feu et dès lors, il ne cesse de batailler. Friand de grandes aventures, il s'embarque pour l'île de Madère, d'où il comptait partir pour l'Amérique, à la suite du capitaine de Montluc, fils du maréchal. Mais le chef de l'expédition ayant été tué, ses troupes regagnèrent la France. Sans prendre guère de repos, Jean d'Antras va rejoindre à Agen les troupes royales.

Il serait trop long d'énumérer, avec quelques détails les batailles auxquelles il prit part ; je me borne à mentionner les deux plus célèbres : celles de Jarnac (13 mars 1569) qui fut un désastre pour les réformés ,et de Moncontour, où ils perdirent la moitié de leur armée. Il assista au siège de Poitiers, de la Rochelle, de Saint-Jean-d'Angély, de Sainte-Bazeille, de Rabastens, de Mirande, où il joua un rôle prépondérant, toujours sur la brèche et aux endroits les plus exposés. Sa vaillance lui valut de nombreuses blessures, parfois assez graves, et l'honneur d'être fait chevalier sur l'un des théâtres de ses exploits.

En 1572, rentré dans son pays, Jean d'Antras est nommé gouverneur de Marciac et chargé, en même temps de la garde de Beaumarchès. Plein de zèle et de bienveillance dans l’exercice de sa charge, il aime sincèrement et profondément ses concitoyens, lesquels, conscients de sa valeur et reconnaissants des bons offices dont ils sont redevables, lui rendent bien son affection. Voici ce qu'il dit dans ses Mémoires de ces rapports amicaux : - Durant le temps que j'étais gouverneur de Marciac par commission de M. le Marquis de Villars, lors lieutenant du Roy en Guyenne, et le bon consentement des habitants qui me faisaient l'honneur de m'aimer et moi aussi à eux, je tâchai de les bien servir et conserver la ville pour le service du Roy comme, à la vérité je le fis sans reproche, faisant la guerre de là en hors et fait de belles exécutions contre ceux qui la voulaient troubler et surprendre-

En 1574, le 20 octobre, Jean d'Antras, qui avait alors 26 ans, épousa demoiselle Françoise de la Violette, héritière et dame de Cornac, dont il eut un nombre considérable d'enfants : dix-huit, sauf erreur de son biographe.[cf. dictionnaire : neuf sont morts en bas-âge]... 

 

... Marciac a été bien inspiré en donnant son nom à l'une des places, perpétuant ainsi la mémoire du vaillant soldat, du vigilant et dévoué gouverneur qui sut gagner le cœur de ses contemporains par les services si méritoires qu'il leur rendit". 

 

Publié dans historique

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