Chavauty

Publié le par pellizzari fabrice

CHAVAUTY
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Du temps où furent réalisées ces peintures, Chavauty aurait été hébergé au “Mouta”, propriété ayant appartenu à la seigneurie de Samazan. L’histoire locale nous apprend que Jean d’Antras donna la propriété du “Mouta”à une de ses servantes. Cette servante avait une fille, Geneviève. Une descendante de Geneviève épousa un Lestrade, famille du gérant du moulin de Samazan. Dans un registre de ce moulin, daté de 1846, tenu par Maurice Lestrade, on trouve un manuscrit où il est écrit “1854 Chavauty peintre à l’église de Samazan - un pain en plus par semaine pour Mouta”. C’est en hommage à la fille de cette servante (Geneviève), que Chavauty peint la fresque de Sainte Geneviève en 1854, cette dernière devant être celle qui clôtura ses travaux dans la chapelle.
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MAIS QUI EST SAINTE GENEVIEVE ?


“Geneviève vient au monde, vers 411-416, dans une famille de très haut rang social. Son père Severus, est un Franc romanisé qui fait partie de l’assemblée des curiales. Citoyenne romaine habitant Nanterre et fille unique, elle est obligée, de par le Code Théodosien alors en vigueur dans l’Empire, d’exercer la charge de son père. En 429, elle rencontre saint Germain d’Auxerre qui lui transmet sa foi. Elle devient religieuse et diaconesse. L’invasion des huns, en
451, sera le révélateur de sa personnalité exeptionnelle. Persuadée que Paris sera épargnée par Attila, elle parvient à convaincre les Parisiens de ne pas quitter la ville. Geneviève mise désormais sur les Francs Saliens comme solution d’avenir. Elle devient vite la meilleure alliée de Childéric, puis de son fils Clovis, après la bataille de Soissons, en 486.

A la fois gardienne de Paris et son premier magistrat, son autorité sur les populations du Bassin parisien, confortée par les nombreux miracles qu’on lui prête, ne fait que croître.
Lorsqu’elle s’éteint, en 502, Geneviève est inhumée hors de la cité, sur une colline de la rive gauche de la Seine.Un oratoire en bois est édifié sur sa tombe, où des miracles ne tardent pas à se produire. Clovis et Clotilde prennent la décision de construire une basilique au-dessus de sa sépulture. Ils projettent de la dédicacer à l’apotre saint Pierre en signe de fidélité à l’église de
Rome.

Geneviève, comme Clotilde dans la dernière partie de sa vie, a contribué à rapprocher les Francs de l’église, même si les dernières convertions auront lieu au VIIIe siècles, et à faire évoluer les esprits vers l’acceptation de l’autre et le refus de la violence.”(d’après l’ouvrage Clovis de Michel Rouche, publié par Fayard).

A l’époque ou cette fresque à été peinte, dans le but de reconquérir les catholiques par l’image, les deux versions sont belles. Quelle est là vrai? L’histoire de Geneviève, fille d’une servante de d’Antras, ou une vénération due à la vie de Sainte Geneviève, qui épousait bien la politique du moment !

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