LE CHEMIN DE SAINT-JACQUES DE COMPOSTELLE
Deux des quatres voies francaises passent par le Gers. La voie du Puy, qui prend naissance au Puy en Auvergne et la voie de Provence qui prend naissance à Saint-Gilles en Provence.
Cette dernière, passait par Saint-Justin selon un axe Pujaudran, Gimont, Aubiet, Auch, Isle de Noé, Barran, Montesquiou, Saint-Christau, Monlezun, Saint-Justin, Maubourguet, Lescar
via Sainte-Christine du Somport, Jacca puis Saint-Jacques de Compostelle.
Le moulin de Samazan sur le chemin de St Jacques, chemin traversant l'Arros vers la bigorre.
A quelques kilomètres au sud-ouest de Monlezun-Pardiac, Saint-Justin était un grand centre de pélerinage local au Moyen Age, où l’on vénérait un des saints fondateurs de l’église de Tarbes. Cela ne
pouvait qu’inciter les pélerins de Compostelle dans leur quête de reliques. “.Via tolosana et Via podiensis, la premiere de Toulouse à Auch, la seconde de Lectoure à Aire, suivaient les anciennes
voies romaines et sans doute par endroits se confondaient
avec elles, du moins jusqu’à l’époque où de nouvelles implantations de villages les ont ici et là légèrement déviées (Gimont, Aubiet, Barran, Marciac). Cette subtitution du réseau saint-jacquaire à
l’ancien réseau gallo-romain n’a rien d’étonnant puisque les vielles cités étaient devenues le siège d’évêchés et que ceux-ci s’étaient peu à peu enrichis d’abbayes bénédictines, de chamoines
de Saint-Augustin, de tout un ensemble hospitalier et de pélerinages locaux dont la présence ne pouvait qu’attirer le jacquaire désireux de sanctifier chacune de ses étapes par la vénération de
relique ou de Corps saints.
Plusieurs de ces saints s’identifiaient avec des martyrs ou des pontifes
des premières églises locales et leur vénération fut donc antérieure à la grande vogue de Compostelle, mais s’accrut aussi avec le passage des roumieux. (Gilbert Loubès)”
Chapelle Saint Romain à Samazan (bénitier)